Le cancer du poumon est l'une des formes les plus fréquentes de cancer.
Plus de 4 cancers du poumon sur 5 sont liés au tabac. Les hommes sont actuellement plus touchés que les femmes. Néanmoins, cette tendance tend à disparaître compte tenu de l'augmentation du tabagisme féminin.
Il existe plusieurs types de cancers bronchiques selon l'OMS :
les cancers bronchiques à "petites cellules" ;
les cancers bronchiques "non à petites cellules", parmi lesquels on distingue les carcinomes épidermoïdes, les adénocarcinomes, les carcinomes bronchioloalvéolaires, et les carcinomes indifférenciés à grandes cellules.
Prévention et dépistage
La radiographie des poumons et l'analyse des crachats ont été les deux méthodes de dépistage les plus étudiées.
Leur intérêt n'est pas formellement établi malgré de nombreuses études.
L'arrêt du tabac est la seule méthode de prévention efficace à l'heure actuelle.
Symptômes et diagnostic
Plusieurs symptômes peuvent conduire à la découverte d'un cancer du poumon.
Comme pour les cancers, il faut savoir que ces symptômes peuvent être anodins et sont communs à d'autres pathologies. Par exemple, la toux chronique est en général due à une bronchite chronique, mais peut parfois également révéler un cancer.
Même face à des symptômes apparemment anodins, il faut consulter un médecin généraliste pour ne pas s'alarmer inutilement ou dépister au plus tôt une anomalie plus grave.
Les symptômes pouvant révéler un cancer du poumon sont en général un essoufflement, une toux anormale, des crachats de sang, des infection pulmonaires à répétition, de la fatigue, perte d'appétit, des douleurs thoraciques.
Face à des symptômes pouvant évoquer un cancer du poumon, le médecin pratiquera des examens complémentaires dont l'objectif sera de visualiser la tumeur.
Il s'agit de radio de thorax, d'un scanner du thorax et d'une endoscopie bronchique. Celle-ci permettra également de prélever un échantillon de tumeur pour porter le diagnostic de certitude (biopsie). Il faut savoir que la fibroscopie ne permet pas toujours de visualiser la tumeur.
D'autres moyens seront alors utilisés pour faire des prélèvements de tumeur; notamment la biopsie sous scanner, voire la chirurgie. Une fois le diagnostic posé, il importe de faire un bilan d'extension de la maladie, afin de pouvoir définir le traitement. Ce bilan évaluera d'abord l'extension locale, et pourra alors comprendre, en plus du scanner et de la fibroscopie, une médiastinoscopie. Il s'agit d'un "télescope" que l'on insère par le cou pour réaliser des prélèvements de ganglions. Cet examen se fait sous anesthésie. Par ailleurs, le bilan évaluera l'extension de la tumeur à distance. Il pourra comprendre selon les symptômes et les équipes traitantes, un scanner abdominal, une prise de sang, une scintigraphie des os, un scanner cérébral. D'autres examens peuvent être réalisés en fonction des résultats des précédents.
Traitement
Le traitement dépend du type de cancer du poumon, de l'extension du cancer, et de l'existence d'autres pathologies.
Il peut comprendre une chirurgie, une radiothérapie ou une chimiothérapie.
Il faut savoir que le traitement d'un patient peut comprendre plusieurs de ces traitements. Par exemple, un patient peut d'abord être traité par radiothérapie et chimiothérapie, puis être opéré.
A l'inverse, d'autres patients peuvent être uniquement opérés ou uniquement recevoir une radiothérapie ou une chimiothérapie.
La chirurgie pourra retirer un tiers ou la moitié d'un poumon (lobectomie), voire même un poumon entier (pneumonectomie).
Surveillance
La surveillance cherchera à détecter d'éventuelles rechutes cancéreuses, mais aussi à évaluer d'éventuelles toxicités du traitement.
Les modalités sont l'objet de controverses, mais pourront comprendre selon les centres, un examen clinique, une prise de sang, une radio de thorax et parfois une fibroscopie.
Un point important du cancer bronchique est la nécessité absolue d'arrêter le tabagisme.
En effet, la poursuite de celui-ci est associée à la survenue d'autres cancers dont le traitement sera rendu difficile par les séquelles des anciens traitements.
Par exemple, si un poumon a été retiré chez un patient, et qu'un second cancer du poumon apparaît dans le deuxième poumon, aucune chirurgie ne pourra être réalisée.
